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10 juillet 2022

Euthanasie active pendant la crise covid ! Des personnes âgées ont été volontairement donnés à la mort..

Enquête sur la COVID-19 en CHSLD: des patients «euthanasiés», selon un médecin




« Les CHSLD ont été dans l’angle mort de cette crise », a déploré l’ancien ministre de la Santé sous le gouvernement de Pauline Marois, le Dr Réjean Hébert.



Enquête sur la COVID-19 en CHSLD: des patients «euthanasiés», selon un médecin



Photo: Jean-Francois Badias Associated Press « Les CHSLD ont été dans l’angle mort de cette crise », a déploré l’ancien ministre de la Santé sous le gouvernement de Pauline Marois, le Dr Réjean Hébert.
Clara Descurninges - La Presse canadienne
1 novembre 2021

Des résidants des CHSLD « auraient pu être soignés », mais ils ont plutôt été « euthanasiés », selon un médecin venu témoigner lundi aux audiences de la coroner Géhane Kamel sur les décès de personnes âgées ou vulnérables survenus dans des milieux d’hébergement au cours de la première vague de COVID-19.

Le Dr Vinh-Kim Nguyen a travaillé aux urgences de l’Hôpital général juif durant la première vague de la pandémie.

Les patients qui arrivaient des CHSLD avec de lourds cas de COVID-19 allaient selon lui « étonnamment bien après un jour ou deux de perfusions ou d’oxygène ». « En hydratant ces patients, ils récupéraient très facilement », a remarqué celui qui s’est auparavant impliqué dans la gestion des épidémies d’Ebola sous Médecins sans frontières.

Après avoir été envoyé en CHSLD pour prêter main-forte, le Dr Nguyen s’est toutefois rendu compte que des mesures aussi simples n’étaient pas toujours possibles sur les lieux, faute de personnel et d’équipement.

Voulant transférer des patients vers l’hôpital, il a rapidement découvert « les nombreux obstacles » mis sur sa route, alors que les directives de santé publique préconisaient de garder les résidants sur place.
Pour les malades coincés en CHSLD, les seules mesures disponibles étaient souvent les protocoles de détresse respiratoire de fin de vie, soit de forts cocktails de médicaments utilisés pour réduire la souffrance, a-t-il témoigné. « Ce sont des protocoles qui entraînent la mort. […] C’était en fait une euthanasie », a-t-il martelé.


« Ce qui m’a vraiment traumatisé, c’est que j’ai vu des patients qui n’avaient pas à se rendre jusque-là, ils auraient pu être soignés. »

« Âgisme systémique »
« Presque 10 % des patients en CHSLD sont morts de la COVID-19 » durant cette période, a pour sa part rappelé l’ancien ministre de la Santé sous le gouvernement de Pauline Marois, le Dr Réjean Hébert, lors de son témoignage lundi.

Le spécialiste en gérontologie, maintenant professeur en évaluation des politiques de santé à l’Université de Montréal, a expliqué cette « hécatombe » par un « âgisme systémique » dans la société, et le fait que les soins aux personnes âgées sont « le parent pauvre » du système de santé, malgré une population toujours plus vieillissante.

Même avant la pandémie, « il y a eu du délestage vers d’autres priorités », créant « un ratio insuffisant d’infirmières » et « un exode des médecins », d’après lui. Résultat : les CHSLD n’étaient pas capables de prodiguer des soins aigus, alors les patients en détresse se faisaient transférer à l’hôpital, un déménagement souvent « extrêmement difficile » pour ceux atteints de troubles cognitifs.

Il a aussi cité les « chambres à lits multiples », les « salles de bains partagées », la « ventilation inadéquate » et la « mauvaise climatisation » comme facteurs de mortalité durant la pandémie.
Mais L’abandon des personnes âgées est ce qui l’a le plus scandalisé. « On a entendu toutes sortes de choses, on a entendu des gens proposer que les personnes âgées s’autoconfinent, comme c’était elles qui étaient à risque, alors pourquoi le reste de la population devrait-elle souffrir ? On n’a pas vu de mouvement “Old Age Matters”, on n’a pas vu de limogeage de directeurs d’établissements. »

Selon lui, cette apathie était aussi présente chez les décideurs, alors que « le comité de crise du ministre n’avait même pas de représentant du secteur des personnes âgées » et que toutes les ressources ont été détournées vers les hôpitaux, notamment les masques et les tests de dépistage.

« Monstres » administratifs
Pour éviter une nouvelle tragédie, il faut « revoir la gouvernance de ces gros monstres que sont devenus les CISSS et les CIUSSS », a déclaré le Dr Hébert.

Il blâme les réformes libérales de la santé de 2003 et de 2015 qui, en centralisant la gestion des établissements, « nous amènent dans un cul-de-sac ». « Avant qu’une situation problématique franchisse les six niveaux hiérarchiques et redescende, ça peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines. »

Le contexte de l’enquête
L’enquête de la coroner se penche sur les morts de personnes âgées ou vulnérables survenus dans des milieux d’hébergement au cours de la pandémie de COVID-19, qui comptent pour la moitié des victimes de la première vague.
Pendant cette période, du 25 février au 11 juillet 2020, les Québécois de 70 ans et plus ont compté pour 92 % des décès dus à la COVID-19, d’après des données de l’Institut national de santé publique du Québec.

Son objectif n’est pas de désigner un coupable, mais bien de formuler des recommandations pour éviter de futures tragédies.

Six CHSLD et une résidence pour personnes âgées ont été désignés comme échantillon. Un décès a été examiné pour chaque établissement. Depuis lundi, la coroner se penche sur la gestion provinciale de la crise.

02 juillet 2019

La mise à mort de Vincent Lambert

Vincent Lambert va être empoisonné pour accélérer son décès
Procédure utilisé régulièrement dans les hôpitaux pour mettre fin à la vie des patients...
Ma mère a eu droit à ce traitement...

CULTURE DE MORT
ATTEINTE A LA VIE

Les conséquences sont là sous nos yeux...l'espèce humaine est en danger d'extinction et rien n’empêchera cette destruction due aux actes de mort que nous posons chaque jour.

Cette planète nous vomira de sa bouche...
Le Feu, l'Eau , l'Air et la Terre seront nos bourreaux par les cataclysmes qui viendront..
Nous pourrons pleurer, gémir, rien n’arrêtera cette purification des Ames et des Coeurs !




LA MISE A MORT DE VINCENT LAMBERT



Le médecin de Vincent Lambert a lancé mardi l'arrêt des traitements. Voici comment se déroule cette procédure, qui doit conduire à la mort aux alentours d'une semaine.
Le médecin de Vincent Lambert a lancé mardi l'arrêt des traitements. Voici comment se déroule cette procédure, qui doit conduire à la mort aux alentours d'une semaine.
Le médecin de Vincent Lambert a lancé mardi un nouvel arrêt des traitements, rendu possible par la justice vendredi. "Le cours de la procédure d'arrêt des traitements", enclenché le 20 mai mais arrêté dès le lendemain sur demande de la Cour d'appel de Paris, "sera poursuivi à partir de ce jour", a déclaré par courriel le docteur Vincent Sanchez, chef de service de soins palliatifs du CHU de Reims, à chacun des membres de la famille. Le médecin en appelle "à la responsabilité de chacun" afin que "l'accompagnement de M. Vincent Lambert soit le plus paisible, intime et personnel possible".
Un arrêt de la nutrition et de l'hydratation
Concrètement, les médecins vont arrêter la nutrition et l'hydratation artificielles qui sont prodiguées à Vincent Lambert, tout en mettant en oeuvre une "sédation profonde et continue" jusqu'à sa mort. Cette procédure est encadrée par la loi Claeys-Leonetti de 2016, qui interdit l'euthanasie et le suicide assisté mais autorise l'arrêt des traitements en cas "d'obstination déraisonnable". Selon cette loi, les traitements peuvent être "suspendus" lorsqu'ils "apparaissent inutiles, disproportionnés ou lorsqu'ils n'ont d'autre effet que le seul maintien artificiel de la vie".
Pour la sédation, les médecins utilisent le midazolam en intraveineuse. Ce médicament de la famille des benzodiazépines est puissant et son action rapide. Avec l'arrêt simultané de l'hydratation et de l'alimentation, la mort survient aux alentours d'une semaine, explique à l'AFP le Dr Bernard Devalois, spécialiste des soins palliatifs à la maison de santé protestante de Bordeaux Bagatelle.
Les organes vont cesser de fonctionner
L'insuffisance rénale qu'elle provoque entraîne des phénomènes naturels d'endormissement liés à la non-élimination de certaines substances.
La mort de Vincent Lambert sera due, au final, à la défaillance des organes, qui cesseront de fonctionner après l'arrêt des traitements. En raison de l'insuffisance rénale, le potassium s'accumulera dans le sang et finira par provoquer l'arrêt du coeur.